Dans le cadre de sa politique de valorisation du territoire durancien, le SMAVD développe une véloroute sur les bords de la Durance.

Il s’agit d’un itinéraire pour les modes actifs qui chemine au plus près de la rivière, et dont la vocation est d’être utilisé à la fois par des résidents pour leurs trajets quotidiens ou leurs loisirs, des touristes en séjour ou en itinérance.

L’enjeu est de connecter la véloroute aux sites et villages remarquables de la Région. Pour cela, des itinéraires de rabattement offrent aux usagers de la véloroute la possibilité d’accéder aux villages, aux pôles d’emplois, d’activités et d’habitations, aux gares mais aussi aux sites emblématiques de la Région.

Développée sur les 2 rives, cette véloroute se connecte aux grands itinéraires vélos, aux boucles locales et aux aménagements cyclables présents sur le territoire.

L’objectif initial était donc de proposer un itinéraire structurant, confortable, facile d’accès, ponctué d’espaces de convivialité (aires de détente, de jeu, de pique-nique) et de découverte du territoire durancien.

La volonté du SMAVD est de faire de ce projet structurant une ceinture verte, qui délimitera les espaces urbanisés, agricoles et anthropisés de l’espace naturel Durance.


Ainsi, le projet de véloroute en bord de Durance propose un nouveau maillage du territoire via une offre de transport durable connectée aux centres villes, participe au développement de la pratique du vélo du quotidien mais également des activités de plein nature en cohérence avec les programmes et appels à projet nationaux et européens (Région, Départements des Bouches du Rhône et du Vaucluse, EPCI et communes).


L’ambition du SMAVD est de développer cet itinéraire entre Avignon et Mirabeau, en rive droite et entre Plan d’Orgon et Meyrargues et rive gauche, offrant à terme plus de 120 km de parcours en immersion dans le paysage durancien et une connexion cyclable entre les deux rives.

 

concept et objectifs

Une opportunité pour les milieux duranciens

tronçons en service, en travaux et à l'étude

projet de la véloroute " la durance à vélo"

en savoir plus

Concrètement, la véloroute n’est pas une création de toute pièce. Vestiges d’une importante activité d’extraction de graviers, de nombreuses pistes en galets existaient sur la plupart du linéaire des berges de la Durance.

Utilisées par les promeneurs, les chasseurs, les pécheurs mais aussi par les quads ou les citoyens mal intentionnés, elles permettaient un accès des véhicules au plus près de la rivière, voire dans la rivière.

L’idée de les utiliser comme support d’une piste cyclable est apparue dans les années 2010, en même temps qu’une forte progression de l’appétence des citoyens pour les activités de pleine nature.

En parallèle, dans l’objectif de préserver la sécurité des usagers de la véloroute, le SMAVD a mis en place des barrières et de fortes restrictions de circulation sur la voie verte.

Gestionnaire des digues, le SMAVD a rapidement saisit l’occasion de créer un itinéraire pour les modes actifs qui utilise à la fois les pistes existantes, les pistes en crêtes de digue et même parfois les petites voies communales.

De là est né un partenariat entre le Syndicat et les communes qui a donné lieu à la réalisation d’un premier tronçon expérimental entre Mallemort et La Roque d’Anthéron. Laboratoire de test pour un revêtement en grave calcaire, mais aussi pour les actes de gestion que nécessite cette infrastructure, le tronçon a rapidement trouvé son public de promeneur de tout poil.

Souvent constituées de gros galets de Durance, les pistes existantes nécessitent la mise en place d’un revêtement naturel constitué de Grave Non Traitée (GNT). Ce parti d’aménagement répond à un souci d’intégration paysagère, de limitation de l’imperméabilisation des sols. Très confortable pour l’utilisateur, il confère une ambiance « nature » et permet, en cas de crue d’être facilement remis en état.

Par ailleurs, le projet se développe en zone protégée Natura 2000, il n’est donc pas envisageable d’utiliser un revêtement en enrobé.

En outre, le SMAVD souhaite limiter l’impact de ses aménagements sur les ressources naturelles, c’est pourquoi, il favorise le recours aux matériaux recyclés comme ce fut le cas lors de la 1ère phase de travaux : les matériaux étaient issus d’un chantier de terrassement situé sur une commune voisine.

La pérennité des aménagements est étroitement liée à leur gestion et à leur entretien. Déjà gestionnaire des digues et du Domaine Public Fluvial, le SMAVD a mis sa compétence au service des communes pour assurer un patrouillage et un entretien de la véloroute.

Deux techniciens, un ingénieur pour les moyens humains ; deux VAE, une cariole pour le transport du petit matériel et une tablette pour les moyens matériels et ce sont près de 320 km de patrouille effectués sur l’année 2025.

Leurs missions consistent à vérifier le bon état du revêtement, des équipements et des panneaux de signalisation, d’assurer un petit nettoyage et des réparations ou remplacement d’équipement. Quand les désordres sont plus importants ou que des campagnes de nettoyage débroussaillage sont nécessaires, le SMAVD fait appel à des entreprises qualifiées, parmi lesquelles des entreprises de réinsertion (nettoyage, débroussaillage).