Journée mondiale de la biodiversité 2021

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, parler de la Durance, couloir de migration entre la Provence et les Alpes, une rivière aux caractéristiques physiques et climatiques uniques, qui en font le siège d’une exceptionnelle biodiversité, semble obligatoire.

Milieu fortement anthropisé, il est depuis des décennies l’objet de toutes les attentions du SMAVD qui, au travers de ses actions de restauration, œuvre à la sauvegarde et à la reconquête de ses milieux naturels. Quelques exemples de résultats encourageants à partager avec le plus grand nombre :

Le retour de la loutre 

Alors qu’elle avait complètement disparue, elle est observée à nouveau en 2013 en basse Durance, à proximité du Rhône. Et depuis, elle ne cesse de remontrer la Durance, sur plus de 200 km jusqu’à Serre-Ponçon où sa présence est avérée en 2019.

 

Une population de cistudes en croissance

Présente en un seul lieu de Durance, initialement en faible quantité, les actions de restauration du site, sa surveillance et son entretien ont permis de multiplier le nombre d’individus, aujourd’hui estimé à plus de 150 ! Notre espoir : faire émerger de nouveaux sites de colonisation.

 

 

 

 

L’Apron du Rhône, enfin sauvé ?

Espèce en voie de disparition au niveau mondial, présent uniquement en Durance et quelques affluents du Rhône, ce poisson discret fait l’objet de toutes les attentions et bénéficie de la restauration de la Durance. Ces cinq dernières années ont vu sa densité croître significativement dans certains secteurs de Durance, et quelques individus apparaissent là où on le croyait entièrement disparu. Cette espèce emblématique bénéficie d’un plan national de protection.

 

Les sternes Pierregarin, un déclin enrayé

Cet oiseau qui aime les bancs de galets pour nicher a vu sa population baisser très fortement depuis des décennies probablement impacté par les extractions massives de matériaux et la perte de la dynamique sédimentaire. Mais depuis 2018 la population s’est stabilisée et compte une trentaine de couples réguliers, en légère croissance depuis. Le SMAVD met en œuvre des actions de protections pour éviter les dérangements en période de reproduction, restaure la morphologie de la rivière et implante des « radeaux à sterne » : installations flottantes sur certains plans d’eau, recouvertes de galets permettant aux couples de nicher en toute sécurité

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