L’essartement consiste à éliminer la végétation ligneuse dans le lit de la rivière afin que lors des crues , les bancs de gravier retrouvent leur mobilité et que la ligne d’eau ne soit pas surélevée ; en effet un lit trop végétalisé ne permet pas l’écoulement de la crue.

Ces opérations d’enlèvement mécanique de la végétation sont à la charge du concessionnaire de l’aménagement agro-industriel (EDF) en application des obligations stipulées dans le cahier des charges de sa concession. En effet, l’aménagement agro-industriel de la Durance, autrement dit l’édification de barrages en travers du lit et la mise en débit réservé de la Durance empêchent la rivière d’entretenir elle-même, par des coups d’eau fréquents, la végétation de son lit.

L’essartement consiste ainsi à mener des chantiers hivernaux de déboisement et de dessouchage des ligneux présents dans le chenal principal d’écoulement des crues.

 

L’essartement peut avoir des conséquences directes ou indirectes négatives pour la biodiversité, notamment :

  • Dérangement, dégradation et destruction de milieux de vie d’espèces animales ;
  • Perte du lien entre la forêt alluviale et le bras en eau de la rivière (perte d’abris pour les milieux aquatiques) ;
  • uniformisation des strates arbustives (coupées systématiquement au même âge) ;

C’est pourquoi des suivis écologiques, des études opérationnelles et un travail d’expérimentation et de mise en œuvre de mesures de gestion et de préservation sont réalisés (maintien de bandes boisées en bordure du cours d’eau ou d’ilots de végétation…) grâce à un partenariat technique entre EDF, l’Etat et le SMAVD.

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