Avant aménagement

Avant aménagement, les étiages naturels les plus sévères de la Durance ne descendaient pas au-dessous de 30 m3/s. Toutefois, pendant les périodes estivales, les différentes prises d’eau en rivière ne laissaient quasiment plus d’eau dans le lit de la Durance. Cette situation engendra de nombreux et délicats conflits (notamment à la fin du XIXème siècle). Le débit moyen naturel (environ 180 m3/s à Mirabeau), s’écoulait dans le lit de la rivière.

Une profonde perturbation

Le régime des basses eaux a été profondément perturbé. La mise en service des aménagements n’a laissé généralement dans la rivière qu’un débit correspondant au 1/40ème  du module naturel. L’essentiel de l’eau étant dérivée, les débits en rivière variaient au fil des barrages de 2 m3/s (Serre-Ponçon) à 4,5 m3/s (Avignon).

Depuis  2014-2015, les débits en rivière ont été doublés et/ou saisonnalisés. On retiendra désormais :

  • Du barrage d’Espinasses à celui de St Lazare: de 4 à 4.4 m3/s
  • Du barrage de St Lazare à Cadarache : environ 6 m3/s d’octobre à mars et 8.5 m3/s d’avril à septembre
  • De Cadarache au barrage de Bonpas : environ 9 m3/s
  • Du barrage de Bonpas au Rhône : 4.7 m3/s du 1 juillet au 30 septembre, 9.4 m3/s d’octobre à mi-avril et 15 m3/s de mi-avril à fin juin

Accéder à la carte

En aval de Mallemort, la situation est un peu particulière :

  • Afin de limiter les apports d’eau douce et de limons à l’Etang de Berre, les restitutions du canal vers la Durance sont fréquentes (jusqu’à 250 m3/s)
  • Pour alimenter les canaux en aval, le débit nécessaire est ajouté en rivière en fonction des besoins agricoles
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