Le fléau de la Provence

Le caractère exceptionnel et redouté des crues de la Durance est principalement dû à la puissance de la rivière. Elle génère historiquement des crues atteignant 5 000 m3/s en basse vallée et dispose d’une mobilité exceptionnelle. L’énergie de la Durance provoque une forte capacité d’érosion et de divagation. Le lit actif de la Durance atteignait avant les aménagements hydroélectriques par endroit 1 km de largeur.

L’analyse des débits disponibles montre que la valeur de 5 000 m3/s est un ordre de grandeur réaliste de crue centennale naturelle à Mirabeau. Cette valeur a été atteinte ou approchée 3 fois au XIXè siècle.

Des débits partiellement influencés

En amont du Buëch, une crue majeure sur une retenue de Serre-Ponçon très remplie pourra conduire à des déversements importants. On estime que la crue centennale effective actuelle au pied de Serre-Ponçon est de 1 000 m3/s contre 1 900 m3/s avant aménagement.

Crue de mai-juin 2008 par les évacuateurs de crue du barrage de Serre-Ponçon
Évacuateurs de crue du 31/05/2008 à Serre-Ponçon

En aval de l’Escale, les crues fortes restent aujourd’hui proches de leur état naturel. Les fortes crues de Basse Durance se forment surtout dans le bassin versant intermédiaire  et l’amont de Serre-Ponçon y contribue que peu.

Graphique des débits caractéristiques de crue à Cadarache
Effets des retenues sur les débits de crues à Cadarache
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